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Zoom sur ces grandes réussites de multi-franchisés

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Ces grandes réussites de multi-franchisés

Plusieurs franchises à la fois. Nombre d’entrepreneurs font le choix de multiplier les points de vente d’une même enseigne : un moyen de capitaliser sur l’expérience et le savoir-faire acquis avec la première implantation.


Tous trois multi-franchisés, Nicolas Girard, Céline Plattier et Sophie Lorain-Gangnon nous racontent leur histoire.

Comment en sont-ils venus à ouvrir plusieurs boutiques d’une même franchise ? Quelles ont été leurs motivations ? Quelles difficultés ont-ils rencontrées en chemin et quels ont été les facteurs de leur réussite ? Ils témoignent.

1) Témoignage de Nicolas Girard : multi-franchisé Palais des Thés

À 50 ans, Nicolas Girard est à la tête de sept boutiques Palais des Thés entre Avignon, Nîmes, Montpellier, Béziers et Clermont Ferrand. Alors jeune franchisé de 32 ans, il s’était lancé avec le réseau qui n’en était qu’à ses balbutiements. 18 ans plus tard, il est le plus gros franchisé de l’enseigne en France, avec, au compteur, 30 salariés employés en CDI à temps plein voire 45 pendant les fêtes.

Comme plus d’un tiers des franchisés (37 %), qui exploitaient au moins deux points de vente sous la même enseigne en 2019, Nicolas Girard a profité d’une opportunité. Après avoir ouvert un premier magasin à Montpellier en 2004, quatre ans plus tard, il en ouvre un deuxième à Nîmes, la ville voisine. « Il faut être opportuniste : j’ai profité du souhait du réseau de grandir et de l’ouverture du marché pour mailler le territoire ».

2) Témoignage de Celine Plattier : multi-franchisé Carrément Fleurs

Même schéma pour Céline Plattier : installée depuis 2007 à Bayonne, la franchisée du réseau Carrément Fleurs a reçu en 2013 un courrier annonçant la vente du magasin d’un concurrent sur la ville d’Anglet. Etant donné que l’activité de son premier magasin tournait très bien, elle décide de se lancer dans la multi-franchise pour mailler sa zone géographique. Si au départ, tous deux n’avaient pas forcément envisagé de devenir multi-franchisés, aujourd’hui, pas question pour eux de revenir en arrière.

3) Témoignage de Sophie Lorain-Gangnon : multi-franchisé Babychou Services

À la tête de cinq agences Babychou Services à Lyon, Dijon et Aix-en-Provence, Sophie Lorain-Gangnon se montre toujours très enthousiaste : « Je fonctionne au plaisir. C’est un peu comme si je jouais au Monopoly. Je mets des pions sur la carte, j’achète et je challenge mes salariés ».

Ce qui l’a motivé au départ ? L’ennui : « Quand j’ai monté la première agence de Lyon 6 Villeurbanne en avril 2012, j’ai trouvé ça facile. Je me suis vite ennuyée, j’avais envie de faire autre chose ». Ayant explosé les chiffres de sa première agence, la tête de réseau lui donne rapidement l’opportunité d’en racheter une sur le secteur Lyon centre Caluire. L’ouverture d’un deuxième comme d’un troisième ou quatrième point de vente étant toujours conditionnée à la réussite d’un premier magasin. Prise au jeu, Sophie Lorain-Gangnon en ouvre par la suite trois autres, sur Aix-en-Provence, Dijon et Lyon.

« J’adore dupliquer, ouvrir de nouvelles agences et redémarrer à zéro » explique-t-elle. Résultat, aujourd’hui, elle fait essentiellement de la gestion d’entreprise et ne travaille qu’à 20 % sur le métier de garde d’enfants. « Etre multi-franchisée est un métier complètement différent. Je ne suis plus dans l’opérationnel. Je rends ce que j’ai appris, j’accompagne, j’anime, je guide et encourage les responsables d’agences et développe mes compétences en stratégie et structuration d’entreprise ».

Si Céline Plattier concède qu’il est « plus facile de lancer un deuxième point de vente, car on sait où l’on va par rapport au travail en lui-même et aux incertitudes liées à une première ouverture », ces entrepreneurs devenus multi-franchisés reconnaissent néanmoins que le parcours est difficile. « On prend le risque de repartir à zéro avec la même incertitude du lendemain et la même gestion du stress » confie-t-elle. « C’est un château de cartes, explique pour sa part Sophie Lorain-Gangnon.

Il faut avoir des bases très solides sur lesquelles se reposer pour lancer un deuxième point de vente ». Pour Nicolas Girard, passer d’une à deux boutiques a ainsi été l’étape la plus compliquée : « On n’est plus présent physiquement à 100 % dans la première boutique, on apprend à déléguer et à se dédoubler avec une première structure qui ne permet pas de tout financer. Il faut être très prudent », explique-t-il. « C’est un jeu où l’on peut se brûler les ailes si l’on veut aller trop vite. Au niveau comptable, cela peut être dangereux », complète Sophie Lorain-Gangnon.

La multi-franchisée recommande ainsi d’avoir une structure historique qui dégage suffisamment de marge pour supporter les pertes éventuelles des autres agences. Pour pouvoir mieux gérer et animer ses cinq agences, elle les a réunies dans un holding. « Chaque agence est une entreprise indépendante au sein de la société mère. Le chiffre d’affaires de chacune d’entre elles est ainsi plus identifiable car il n’est pas absorbé dans l’activité des autres agences » détaille-t-elle. Outre une structuration financière solide, les multi-franchisés doivent suivre les bons indicateurs et mettre en place des outils de reporting pour contrôler et alerter sur les niveaux d’activité. Pour Nicolas Girard, il est indispensable de se munir d’outils de suivi pour piloter l’activité de ses points de vente et d’« avoir l’œil rivé sur la gestion et la trésorerie ».

Au-delà de ses compétences de gestionnaire, le multi-franchisé devient un vrai manager. Celui-ci doit bien s’organiser et prendre en considération de nouvelles problématiques RH. Avec sept magasins à gérer, Nicolas Girard consent avoir totalement changé de métier. « On perd le terrain. Je n’ai plus le rôle de commerçant à tenir devant les clients : celui du manager a pris le dessus ».

Le principal enjeu pour que la multi-franchise fonctionne ? Bien s’entourer pour pouvoir s’appuyer sur des équipes solides. Soit des directeurs ou des animateurs de région si le franchisé est géographiquement loin de ses points de vente, soit des responsables de magasins. Des relais de confiance sur lesquels le multi-franchisé peut compter à 100 % qui interviennent en appui des équipes et constituent un véritable soutien. Ce qui permet aux multi-franchisés d’avoir de bons retours du terrain, de faire remonter les informations et d’avoir une vision complémentaire à la leur. « On ne peut pas tout faire ni avoir des yeux partout, admet Céline Plattier qui s’appuie sur des responsables de magasin pour ses trois boutiques Carrément Fleurs et ses 25 salariés. Il faut apprendre à déléguer des missions et à faire confiance ».

La multi-franchisée a d’ailleurs choisi un responsable de magasin qui travaille à ses côtés depuis 15 ans pour la seconder et la soulager. « Travaillant sept jours sur sept, mon téléphone est susceptible de sonner 365 jours par an. J’ai besoin d’avoir quelqu’un qui m’aide et prenne le relais en cas de problème en magasin, d’une réclamation client, d’un salarié malade ou d’un doute sur les achats, et pouvoir ainsi couper mon téléphone sans culpabiliser ».

Depuis cinq ans, Sophie Lorain-Gangnon peut également compter sur son bras droit qui gère à ses côtés les aspects administration et animation. En début d’année prochaine, un troisième collaborateur va également arriver en renfort. Le pré-requis pour réussir ? Bien recruter, bien former aux process et communiquer pour que « les équipes fonctionnent de la manière la plus autonome possible et sachent où elles vont » conclut Nicolas Girard.

Tant pour le côté humain que financier, Sophie Lorain-Gangnon se félicite d’avoir opté pour la multi-franchise. « Je n’ai pas vu la multiplication des problèmes, des enjeux financiers, ou la multiplication des problématiques de recrutement ou de démission. Je n’ai vu que la multiplication du bonheur et de l’épanouissement, glisse-t-elle. Humainement, je suis entourée, avec une équipe de douze personnes et ne suis plus seule comme je l’étais lors de ma première expérience. Economiquement, c’est un énorme accélérateur de développement ». En revanche, elle insiste sur le fait qu’« Il faut une force mentale solide pour réussir ».

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